mardi 25 décembre 2012

Note d'intention l'après-midi d'un faune et analyse.



Adaptation du poème de Stéphane Mallarmé, L’après-midi d’un faune, 1876 (domaine public).
Entre illustration et bande dessinée.

Synopsis :
Histoire d’un fantasme.
Le faune rêve de nymphes qu’il veut « perpétuer » (planche 1).
Mais le doute s’installe : ces nymphes existent-elles ou ne sont-elles que des fantasmes ? (« aimai-je un rêve ? » planche 6).
D’où la mise en question constante du réel et de sa représentation dans le poème de Mallarmé. Ce que j’ai tenté de montrer par l’opposition graphique du faune et des nymphes, qui alternent entre apparition et disparition.

Parti-pris :
Apparition/disparition.
Le parti-pris graphique privilégie le clair-obscur.
Il s’agit d’opposer les nymphes,  traitées comme des apparitions (par la réserve, la dilution, etc.), au faune, qui tend vers la disparition (traité en clair obscur), comme dans les planches 6 et 7.
Les jeux de taches, de projections et de traces (noir de fumée, frottis, etc.) instaurent une prise de risque qui contraste avec la précision de certains détails.
C’est le cas des nymphes, qui, au cours du récit deviennent de plus en plus vaporeuses et évanescentes, par le jeu des projections et du noir de fumée (voir document joint intitulé Nymphes).
Ainsi, l’aléatoire surgit dans le dessin, et tend à restituer la frontière vacillante entre réel et imaginaire, qui est au cœur du propos de Mallarmé (« aimai-je un rêve ? »).
Le rôle du décor.
Dans le poème de Mallarmé, Le décor apparaît comme un personnage à part entière.
Le paysage est animé, mouvant, les végétaux sont doués de parole.
D’où le choix des doubles pages qui donnent plus de place au décor.
Le rapport d’échelle entre le décor et les personnages montre leur vulnérabilité face à la nature.
Les fleurs, organes reproducteurs, ont des formes tour à tour phalliques ou utérines.
Elles sont le symbole de la tension sexuelle sous-jacente qui traverse le poème de Mallarmé.

Note d'intention l'après-midi d'un faune sur Prezi












Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire